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 ~ Solitude quand tu me tiens ! ~

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Akari Kebakku

Lieutenant des Assassins



MessageSujet: ~ Solitude quand tu me tiens ! ~   Jeu 25 Fév - 14:42

~ Solitude ... ~


Seule, je me sens si seule. Être réservée n'est peut-être pas le meilleur moyen pour me faire des amis ou au moins, avoir de la compagnie. Oui, de la compagnie, car je m'ennuie tellement, je me sens si rejetée. Mais peut-être est-ce moi l'erreur ? Après tout, je suis une espèce de fille au caractère très divers. Divers, car je peux changer de comportement en moins de quelques secondes. Je peux être d'un coup très amicale et gentille puis devenir une vraie furie ne demandant que du sang. Bref, une vraie bourrique. Mais, personne ne pourra changer ne serait-ce qu'une partie de mon caractère. Il n'est pas si étrange quand on si intéresse davantage. En effet, je suis une vraie petite sainte avec ceux en qui j'ai une confiance absolue. Au contraire, si je n'ai pas confiance, je deviens une vraie diablesse et ne souhaite que la mort de cette personne. Cependant, cela peut varier d'un individu à l'autre. A vrai dire, je n'ai pas un caractère propre. On ne peut pas dire que je deviens comme ça à ce moment-là et devient comme-ci lorsque quelqu'un dit ça. Je peux même dire avec certitude que chaque personne avec qui j'ai déjà parlé me définirai différemment qu'une autre personne avec qui j'ai parlé, c'est dire ... En fait, j'ai de nombreuses personnalités que je « joue » souvent. C'est-à dire qu'en réalité, je ne corresponds à aucun caractère et la seule chose qui peut me définir c'est la solitude que je possède depuis ma naissance. Néanmoins, personne à ce jour n'a réussi à découvrir cet isolement auquel je fais face chaque jour, chaque heure, chaque minute et chaque seconde. Peut-être devrais-je livrer mon ressenti à quelqu'un ? Mais à qui ?

Toutefois, ce n'est pas que mon caractère qui est mis en question par pas mal de gens. Par contre, je ne pourrai dire que je suis « belle » ou « laide » car ça ne serait pas réaliste. Mais, peu importe, je peux simplement dire ce que les autres peuvent penser de moi. Ce serait bien sûr le physique « corporel » vu que je porte, comme tout Shinigami, l'uniforme permettant de me reconnaître parmi tant d'autres. Mon visage peut en effrayer plus d'un de part le maquillage noir et sinistre que j'applique sur celui-ci. Puis, il y a aussi mes yeux qui sont assez étranges de part leur neutralité permanente. Quoi que quelqu'un dise ou fasse, mon expression du visage sera toujours la même. Je ne sais même pas s'il pourra changer une seule fois, en tout cas, personne n'a réussi à le faire jusqu'à présent. Certains pourraient qualifier tout cela d'un look « gothique » mais ce n'est pas du tout le cas. J'assume totalement cette façon de me maquiller ou de me préparer, ça fait partie de moi. Néanmoins, il y a une chose que j'aime bien chez moi et que je suis fière d'avoir, c'est ma longue chevelure d'une couleur se trouvant entre le blanc et le violet bien que ce soit assez clair. D'après moi, je pense que c'est plutôt les autres qui n'assument pas ma façon d'être. Ce n'est qu'une hypothèse parmi tant d'autres alors, qui suis-je pour juger ?

Je me trouvai donc seule dans le Seireitei à me balader les cheveux soulevés par le vent et le visage d'une neutralité peu orthodoxe. J'avais entendu parler de nombreux évènements qui se sont déroulés durant ces derniers mois entre les capitaines qui sont partis dans le Hueco Mundo pour créer des Arrancars, les Vizards et un nouveau groupe regroupant toute race appelée « Chronos ». Bref, que de chamboulement dans le monde et pourtant, on me mettait à la touche. Je ne sais pas pourquoi, peut-être étais-je une gêne ou alors que seuls les plus forts pouvaient y aller ? Dans ce cas, cela signifie-t-il que je suis faible ? Rien ne va plus entre la solitude et le rejet, à quoi servais-je à présent ? Puis, même au fil des mois et de personnes mortes, on ne me contacta pas pour aider les Shinigamis. Y avait-il une possibilité qu'ils m'aient oublié ? Ce serait vraiment dérangeant, mais quelque chose que je comprendrais parfaitement. Pourtant, je m'ennuyais et ne trouvais rien d'autre à faire que de marcher. Bien sûr, je pourrais m'entraîner, mais je ne suis pas vraiment d'humeur à cela et, de toute façon, que pourrais-je faire seule ... ?



[ HRP : Juste pour dire que le post est fini ^^; J'dis ça parce que je l'ai fini un peu … brutalement ^^' En fait, mon ordi s'est éteint suite à trop d'acivité ( toute la matinée sur l'ordi tu m'étonnes ^^' ) mais bref, le voilà ^^; Je l'ai fait surtout pour présenter mon perso donc c'est pas forcément intéressant, les prochains seront mieux, crois-moi ^^; ]
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Kioyi Saeru

Lieutenant des Assassins



MessageSujet: Re: ~ Solitude quand tu me tiens ! ~   Jeu 25 Fév - 20:43

Kioyi haïssait ce genre d'ambiance...Le capitaine de la troisième division savait très bien ce se passait en ce moment même. Le capitaine Yamamoto allait former les équipes de soutien Shinigami pour aller affronter les terribles Espada...Kioyi en gardait un très mauvais souvenir de l'époque ou il avait eu lui-même à faire au neuvième des guerriers les plus forts d'Aizen. Rien qu'en y repensant, il fut parcouru d'un frisson, chassant cette idée de la tête, préférant oublier le traitre Aizen et ses saletés d'Arrancars, il profita de l'instant présent. Cette journée au Seireitei ne s'annonçait pas des plus belles...Le vent soufflait dehors. Tout comme l'ambiance qui règnait au sein de la Soul Society, Kioyi détestait ce genre de temps. Lui, il adorait lorsqu'il faisait beau, se prélasser au soleil, ou s'entrainer dans des conditons extrêmes, ou encore boire un petit Saké avec ses hommes. Qu'est ce qu'il aurait donné ce jour même, pour faire du Seireitei un endroit ensoleillé merveilleux ou régnait joie et bonne humeur. Malheuresement, c'était tout le contraire qui allait se produire. Une guerre sans merci...Tout ça pourquoi? Pour un imbécile cherchant à détruire un certain équilibre dans le monde. Si les plans d'Aizen arrivaient à éxécution plus d'un serait dans la mouise et Kioyi ne voulait pas que cela arrive. Il avait décidé de se battre jusqu'à sa mort pour contrecarrer les plans du terrible Aizen et s'il mourrait, c'est qu'il n'avait alors pas mérité sa place de capitaine. Tssss...Et voilà, cette guerre sans merci renvahit ses pensées une fois de plus. Le San Ban Taisho soupira en même temps que le vent soulevait sa longue cape blanche. Il devait absolument se changer les idées! Dans un dernier soupir, il éxecuta un Shunpô d'une manière impressionante et se retrouva en dessous du balcon de ses quartiers directement dans le Seirietei. Il décida de se balader un peu, mais s'il n'était pas d'humeur mais il se força. Il croisa plusieurs Shinigamis, il leur passa un rapide bonjour que certains mêmes ne voyaient pas. Tous étaient sur le qui vive...Kioyi ne comprenait rien à leur attitude! Pourquoi être déja tellement angoissé maintenant? D'autant plus que vu leurs rangs, ce n'était pas eux qui auraient à combattre l'ennemi, c'était bel et bien les nombreux capitaines et leurs lieutenants. Les espoirs reposaient sur l'union, d'après Kioyi. Il croisa certains autres Shinigamis, qui eux, attendaient avec impatience que la guerre débute et s'entrainaient encore et encore sans relâche...Bah, au moins, cela les faisait penser à autre chose! Une soudaine nostalgie envahit soudain le San Ban Taisho. Les toits lui rappelaient ses études à l'académie des Shinigamis. Certes, il ne l'avait pas passé en une année comme Ichimaru Gin, autre traitre à la Soul Society, mais il en avait fait des courses sur les toits avec ses nombreux amis. Souriant, écartant alors de son esprit le conflit qui éclaterait dans les quelques jours à venir, le capitaine sauta sur un toit puis sur un autre, et s'amusa à sauter de toits en toits, rigolant tout seul. Quelqu'un l'aurait vu, il l'aurait sans doute pris pour un capitaine attardé...Il sautait ainsi de toits en toits pendant plusieurs minutes, fermant les yeux, bien qu'il y avait du vent, il accueilla ce dernier au lieu de le repousser comme il l'avait fait lorsqu'il était encore à ses quartiers. Il n'éprouva guère le besoin d'ouvrir ses yeux, ses souvenirs faisaient office de vision. Il inspira l'air à plein poumons! Ahahahaha! A présent il devait largement battre les records qu'ils s'amusaient à faire lors de ses études et ce de part sa vitesse naturelle et son Shunpô.

Le capitaine continua cette dans quelques minutes encore avant de se heureter à quelque chose de dûr et de tomber comme une bouse au bas d'un toit. Finalement, il aurait bel et bien dû ouvrir ses yeux. C'est alors qu'une fois par terre et le crane endolori, il ouvrit les yeux et regarda en direction du toit d'ou il était tombé. Urf! Sacrée hauteur! C'est alors qu'il remarqua qu'à l'époque, c'était le toit des gagnants, et il ne put s'empêcher de sourire bêtement. Néanmoins, le regard que lui lançait la jeune fille du toit (ah c'était donc à cause d'elle qu'il était ridiculement tombé!) était tout autre que le sourire bête et ses yeux brillants. D'autant plus qu'il s'agissait de sa vice-capitaine qui n'était autre que Akari Kebbaku!

"Yosh, Akari-san! cria-t-il pour se faire entendre. Désolé j'avais les yeux fermés..."


Il se sentit extrêmement stupide à cause des derniers mots qu'il venait de prononcé. Reprenant son sérieux tout en se relevant, il se dépoussiera et sauta jusqu'au toit devant la jeune Shinigami aux longs cheveux qui le toisait toujours du regard. Mettant une main derrière la tête et se la grattant tout en souriant, Kioyi s'expliqua comme il put:

"Désolé un moment de nostalgie, mes souvenirs m'ont guidé, je n'ai pas ouvert mes yeux...Excuse moi de t'avoir bousculé! Qu'est ce qui t'amène par ici, Akari?"


Bien entendu, Kioyi cherchait à changer de sujet, bien qu'il savait qu'il n'aurait aucun mal à maitriser la lieutenant, le capitaine de la troisième division n'avait nul envie de se ramasser une rouste pour sa bêtise. Il attendait la réponse de sa Fuku-Taisho, toujours souriant. C'est alors que soudain, son sourire s'effaça légèrement...Cette guerre lui était revenu à l'esprit...Ainsi, elle aussi devrait en faire partie si elle était son lieutenant...Kioyi ne voulait pas encore plus de morts qu'il n'y en aurait déjà. Il ne doutait en aucun cas de la puissance de Akari contre les sous-fifres des Espadas, mais un coup par suprirse était si vite arrivé...D'autant plus que, comme leur dernière mission, le jeune capitaine ne pourrait pas sauver la jeune gradée comme il l'avait fait. Il n'aurait d'ailleurs pas le temps de se préoccuper d'elle dans une bataille d'une telle intensité et puissance. Elle devrait se débrouiller seule...Vraiment seul cette fois-ci et c'est alors qu'il réalisa que lui aussi, serait seul pour se défendre et défendre tout le Seireitei entier....Puis il se reconcentra alors sur sa lieutenant qui prit la parole.
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Akari Kebakku

Lieutenant des Assassins



MessageSujet: Re: ~ Solitude quand tu me tiens ! ~   Jeu 25 Fév - 22:07

Je marchais donc, un nombre de questions incalculables trottaient dans ma tête mais bien évidemment, elles restaient sans réponses. Les questions étaient diverses et variées, mais n'avaient souvent aucun sens. Bref, je parcourais les toits du Seireitei à la recherche d'une activité plus ou moins intéressante. J'étais prête à faire n'importe quel travail que ce soit le ménage, les papiers, un combat, un entraînement, qu'importe ! Ce n'est pas bon pour moi de rester autant inactive. Je me dois d'entretenir mon physique et mon mental par la même occasion. Après tout, je ne suis pas la lieutenant de la 3ème division pour rien. Si je le suis devenue, c'est pas en claquant des doigts et en ne faisant rien. Le chemin que je dû entreprendre fut semé d'embûches et ne fut pas du tout une partie de plaisir. De plus, l'ancien capitaine de cette division est un « traître » ayant rejoint ce Aizen qui dirige les Arrancars. Je ne sais pas grand-chose à ce sujet vu qu'on ne me demandait pas pour me battre contre ces Arrancars. Tout ce que j'ai fait c'est remplir les papiers ou toute sorte d'activité comprenant peu d'action. J'aurais tant voulu participer entièrement, non pas pour l'amusement mais pour que j'ai une certaine utilité. Bien sûr, les risques étaient grands et les capitaines ont peu de facilité à battre certains Arrancars mais je pourrais au moins battre ceux ne faisant pas parti de l'Espada, je crois. Peu de gens ont vu mes compétences au combat ou du moins, mon Zanpakutôh au niveau de Shikai. Les seules fois où je combat sont celles où je dois m'occuper d'Hollows et donc où je suis seule ou quand je suis en mission importante avec mon capitaine, Kioyi-taisho ou Kioyi-sama. Même moi, son lieutenant, ne sait pas de quelle manière l'appeler. Je ne sais pas comment il veut que je l'appelle et, à vrai dire, je ne lui ait jamais demandé, sans raison particulière. Peut-être est-ce la peur ? Mais de quoi ? Je ne sais pas, je verrais cela avec lui quand je le rencontrerais, sûrement dans quelques heures.

Cependant, je ne pensais pas que je le verrais si tôt. A peine eus-je cessé de penser à lui qu'il apparu de nul part. Il arriva d'un coup mais pas sous de bonnes conditions. J'étais tellement plongée dans mes pensées que je m'étais arrêtée en plein milieu d'un toit et donc, Kioyi-taisho me percuta pour finalement tomber de pas mal de mètres. Soudain, je sentis une certaine honte à être son lieutenant, baissant la tête afin qu'il ne me reconnaisse pas. Bien sûr, je pris cela avec humour et n'étais pas déçue d'être sous ses ordres. Sous ses airs de capitaine imprévisible, c'est un Shinigami hors-pair. Je ne sais combien de fois il a pu m'aider et même me sauver dans des combats. C'est pour cela que j'ai une grande admiration pour lui, mais je ne lui montre pas. Oh non, il en serait bien trop fier. Pour cela, je le traite tel un maladroit dôté d'une intelligence … limitée. Mais, bien sûr, je sais qu'il ne l'est pas du tout. Après tout, comment serait-il devenu capitaine autrement ? Bref, après être tombé, il se releva puis sourit. Je me doutai bien que ce n'était pas parce qu'il était tombé, sûrement autre chose dont je ne connais pas la signification. Cependant, je ne pouvais cessé de sourire. Bien qu'il soit quelque peu sot, c'est un homme vraiment sympathique et attentionné. Je le regardais donc du haut du toit, ne faisant que sourire. Soudain, il sortit une phrase quelque peu … spéciale :


-Yosh, Akari-san ! Cria-t-il pour se faire entendre. Désolé, j'avais les yeux fermés …
- Je comprends … murmurai-je en accompagnant cela d'un léger soupir.

Puis, n'ayant sans doute pas entendu ce que je venais de dire dû au peu de volume que j'ai mis dans ces mots, il enleva la poussière se trouvant partout sur lui puis sauta jusqu'au toit où je me trouvais. Il venait de faire un saut des plus remarquables mais pour lui, ça devait être simple. Je continuai à le fixer avec un air gêné, pour lui, puis en même temps compatissant, pour lui aussi. Vraiment, comment rythmerais-je mes journées sans un capitaine si … spécial. Il se gratta donc la tête tout en souriant comme pour ôter de ma tête le petit incident auquel il venait de faire face. Bien sûr, je garderais cela en mémoire mais le sourire de Kioyi-taisho est tellement plaisant à voir que j'oubliai pour un court moment ce à quoi je venais d'assister. Après ceci, il commença à justifier cet incident du mieux qu'il le put :

- Désolé, un moment de nostalgie, mes souvenirs m'ont guidé, je n'ai pas ouvert mes yeux … Excuse-moi de t'avoir bousculé ! Qu'est-ce qui t'amène par ici, Akari ?
- Oh, ça ? Ah non, c'est pas grave ! Vous êtes tout pardonné, Kioyi-taisho ! Lui dis-je embarrassée de lui soutirer des excuses alors qu'il était pardonné avant même d'être désolé. Et bien, pour tout vous dire, je n'ai rien à faire et je m'ennuie vraiment, vraiment, vraiment ! Je parcours donc les toits à la recherche de quelque chose à faire … dis-je avec un air innocent et ennuyé.

Cela me rappelai des souvenirs, de très bons souvenirs. Quand j'étais à l'académie des Shinigamis, il y a de cela fort longtemps, j'étais seule … bien que cela ne soit pas véritablement un bon souvenir. En fait, je ne cessais d'admirer Kioyi-taisho alors qu'il était lui-même élève mais énormément plus doué que moi. Il m'impressionnait autant par ses compétences que par son caractère. Il se faisait des amis dès qu'il le voulait et était apprécié de tout le monde. Il n'y avait qu'à regarder, personne le regardait méchamment. Même moi, qui n'aimait et n'aime généralement personne l'eut trouvé fort sympathique. Bref, il fut toujours, pour moi, mon supérieur. Et, à ce jour, me retrouver sous ses ordres en tant que lieutenant est la meilleure chose qu'il ne pût arriver dans ma vie entière. Ça peut sembler fort exagérer pour certains mais c'est la vérité, j'ai un grand respect pour lui mais je ne sais pas s'il le sait. Je ne connais pas son ressenti envers moi. M'apprécie-t-il ou au contraire me redoute-t-il ? D'autres questions auxquelles je ne trouve aucune réponse. Revenant à la réalité, je pris la parole pour continuer la conversation :

- Et vous, que faîtes-vous ici ? Vous n'avez rien à faire ? En tant que capitaine, vous devriez être débordé de travail, non ? Ou peut-être ne voulez-vous pas le faire ? C'est ça, hein ! Dis-je rapidement sans lui laisser le temps de répondre.

A ce moment-là, je devins tellement gênée que j'en baissai la tête. Je ne sais pas ce qui me prit d'un coup, peut-être était-ce le stress ? Quoi que ça put être, je regrettai fortement ce que je venais de dire. Je venais d'envoyer valser un capitaine, mon capitaine. Je n'y croyais pas, que venais-je de faire ? Espérant qu'il n'est pas fait attention à ce petit moment gênant, je relevai ma tête puis souris gentiment pour … rien, en fait. Ça m'est venu naturellement. Je poussai ensuite un petit soupir pour finir avec une autre question et m'excuser du comportement peu conforme à l'attitude que devrait avoir un lieutenant :

- Hum … excusez-moi, je ne sais pas ce qui m'a pris, un moment d'égarement, sans doute … dis-je la voix tremblante mais essayant tout de même d'être le plus naturel possible. Donc, que venez-vous faire ici … ? demandai-je gentiment et amicalement.
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Kioyi Saeru

Lieutenant des Assassins



MessageSujet: Re: ~ Solitude quand tu me tiens ! ~   Ven 26 Fév - 12:12

Il était vrai que malgré le regard que lui avait lancé sa lieutenant, cette dernière avait toujours été très gentille avec Kioyi et il lui en était extrêmement reconnaissant. Certains de ses anciens camarades Shinigamis étant jaloux de sa nomination de capitaines, avaient coupé tout liens avec lui. Mais pas Akari et cela faisait très plaisir à Kioyi. Ainsi, c'était dans ces moments précis que l'on voyait ses vrais amis, et bien qu'étant sa vice-capitaine, et ayant des rapports militaires, ce n'était pas pour autant que le capitaine n'éprouvait pas de l'amitié pour elle, bien au contraire. C'est alors que perdu dans ses pensées, il faillit rater la réponse d'Akari qui lui expliquait qu'elle s'ennuyait énormément et qu'elle parcourait les toits à la recherche d'une occupation quelconque. Mmmmh...Des occupations il y allait en avoir bientôt...Kioyi devait-il lui parler de ce qui allait se passer prochainement? Bien sûr, elle devait se douter de ce qui était en train de se passer, mais elle en devait cependant pas se douter qu'elle aussi, ferait sans doute partie du combat. Kioyi ne voulait toutefois pas la perdre, c'était une excellente alliée et amie. C'était un honneur pour le San Ban Taishô d'avoir une vice-capitaine à qui se confier et sur laquelle il pouvait compter sans hésitation aucune. Soudain, les deux membres de la troisième division remontèrent dans le temps une fois de plus et leur discussion se coupa net. Toutefois, Akari sembla sortir bien plus vite de cette rêverie que son capitaine et continua la conversation. Elle lui demanda ce qu'il faisait ici avant d'enchainer sur quelque chose d'assez gênant pour elle. En effet, elle affirma qu'il n'avait aucune envie de faire son travail, ce qui, au passage était on ne peut plus vrai. Rien de plus embêtant en étant capitaine que de remplir des tonnes de paperasses. Kioyi remarqua alors sa Fuku-Taisho quelque peu gênée et ne put s'empêcher de sourire. C'est alors que même avec que le capitaine ait eu le temps de reprendre la conversation, Akari s'excusa une fois de plus de sa si légère insolence et relança la discussion que le jeune promu put poursuivre à présent:

"Boah, ne t'inquiète pas, ce que tu dis n'est pas totalement faux, Akira-san. Tu sais être capitaine, c'est bien, mais remplir toutes ces paperasses, c'est pas mon truc. Je ne dis pas que je ne suis attiré que par le combat, c'est faux bien entendu, mais j'aime parfois rester calme sans rien faire. La parasse sans doute...Sache toutefois qu'il ne faut jamais négligé un entrainement quotidien, j'en ai fait un de bonne heure ce matin même d'ailleurs. Enfin bref...ce n'est pas véritable raison pour laquelle je suis ici. Comme moi, et comme tous les Shinigamis au sein du Gotei 13 tu sais ce qui est en train de se passer dehors, tu sais qui est le "grand méchant" et tu dois te douter qu'une guerre va éclater et ce, je préfère de prévenir tout de suite, dans les semaines ou même les quelques jours à venir. Les principaux concernés pour aller au combat seront bien entendu tous les capitaines disponibles ainsi que leur vice-capitaine. Ne sois pas surprise. De mon côté, j'ai décidé de me battre jusqu' à ma mort s'il le faut pour contrecarrer les plans d'Aizen et décider de protéger mes subordonnés jusqu'au bout et tu en fait partie. Malheureusement je ne pourrais peut-être pas tenir ma promesse...Le combat risque d'être très difficile et je pense déjà dépenser pas mal d'énergie contre un seul adversaire. Nous les capitaines, nous chargerons d'affronter les Espadas, ce dont je n'ai pas envie et j'en garde un très mauvais souvenir lors de ma place de troisième siège...Enfin bref, toujours est-il que je suis venu me changer les idées, cette guerre ne cesse de me trotter dans la tête et comme je te l'ai dit, c'est mon moment de nostalgie qui m'a fait te rentrer de dans. Ceci explique cela!"


Il conclut cette phrase avec un large sourire comme à son habitude. Kioyi ignorait toutefois comment Akari allait prendre tout ce que venait de dire le capitaine. Bien sûr, il se doutait bien qu'elle serait honorée de combattre à ses côtés contre les terribles Arrancars d'Aizen. Mais le capitaine se doutait bien aussi qu'elle n'avait aucune envie de prendre part à la guerre comme tous les autres guerriers d'ailleurs. Mais tel était leur devoir de Shinigami afin de maintenir l'ordre ainsi que l'équilibre dans le monde. Kioyi poussa un grand soupir et leva sa tête vers le ciel du Siereitei qui devenait gris. La pluie commença à tomber et quelques gouttes perlèrent sur le visage du Taisho, ce dernier commença à sentir le froid prendre possession de lui. La pluie devint rapidement forte en l'espace de quelques secondes. C'était seulement la deuxième fois que Kioyi connaissait un tel temps au sein de la Soul Society et comme la dernière fois que cela s'était produit, ce n'était pas bon signe. Voyant qu'Akari voulait répondre à ce qu'il avait avancé quelques instants auparavant, il la fit taire d'un signe de son doigt sur sa bouche et l'invita à venir dans ses quartiers de la troisième division de telle manière à être au sec et de pouvoir discuter bien tranquillement. Il n'était pas rare en effet, que les murs des maisons si blanches du Seireitei, paraissant pures, aient des oreilles...Se protégeant comme il put de cette pluie torrentielle, il descendit du toit et aida sa lieutenant à faire de même. Voyant qu'elle peinait à suivre son Shunpô, il la saisit délicatement par le bras tout en lui souriant puis, accélérant encore le pas, ils arrivèrent rapidement à destination. Kioyi ouvrit la porte de son bureau, et invita sa lieutenant à entrer en premier, et vit qu'elle était quelque peu gênée malgré l'air sûr qu'Akari tentait de se donner. Le jeune capitaine retira sa longue cape blanche et l'envoya sur son porte manteau et la fit tenir du premier coup. Satisfait de sa petite réussite, il se chargea d'allumer un feu dans la cheminée dont il ne s'était jamais servi. Il eut quelque peu de mal à faire venir les flammes mais au bout de quelques minutes, il y parvint. Voyant sa vice-capitaine toujours debout, occupée à contempler son bureau, il l'invita à s'asseoir sur la chaise face à son bureau. Il commença alors à faire bouillir de l'eau.

"Un thé Akari-san?"

Il ne se retourna pas et ne prit pas la peine d'écouter sa réponse. En fait, sa question n'attendait pas de réponse, une question rétorique en d'autres termes. Kioyi savait très bien qu'elle était congelé et c'était précisémment la raison pour laquelle il préparait deux thés bien chaud. Soudain, il sentit un énorme courant qui fit voler ses cheveux mais pas seulement...Ses paperasses s'éparpillèrent dans son bureau ainsi que sa cape de capitaine si bien accrochée tomba par terre. Il faillit jurer mais se retint de justesse et émit un grognement à peine audible à la place. Voyant sa lieutenenant se relever, il lui sourit et lui fit signe de la main de se rasseoir. Il ramassa rapidement ses papiers, en laissant un ou deux gisant encore au sol et s'empressa par la même occasion de refermer la fenêtre du balcon par laquelle il était sorti afin de se changer les idées. Il contempla avec horreur la flaque d'eau qui avait pénétré son bureau juste devant le porte-fenêtre...Bah tant pis. Même si ce léger coup de vent avait encore mis plus de désordre qu'il y en avait déjà, il n'avait heureusement pas éteint le feu...Tant mieux! Ah, dans tout cela, l'eau pour la boisson était prête. Finissant de raccrocher sa longue et belle cape trempée de capitaine de la troisième division, Kioyi se dirigea vers les deux tasses posées quelques instants auparavant sur son bureau et versa l'eau, mêlant cette dernière aux herbes qu'il avait mise dans les récipients à cet effet et un doux fumet s'en échappa. Il posa la première tasse devant Akari puis prit la sienne devant lui.

"Alors Akari-san, de quoi voudrais-tu me parler? Es-tu inquiète pour le combat auquel tu vas prendre part?"


Cette question était stupide, mais elle permettrait de faire part des craintes de la vice-capitaine à son supérieur. De cette manière il saurait peut-être mieux comment la rassurer...
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Akari Kebakku

Lieutenant des Assassins



MessageSujet: Re: ~ Solitude quand tu me tiens ! ~   Ven 26 Fév - 14:22

Nous, les deux shinigamis aux plus hauts rangs de la 3ème division nous trouvions l'un en face de l'autre, sur l'un des nombreux toits du Seireitei. Le silence était roi car chacun de nous pensait, ou plutôt se souvenait. La nostalgie était très présente et, au final, on se ressemble plus que l'on en a l'air. Mais, je stoppai d'être plongée dans mes pensées en première. Je remarquai cela vu que Kioyi-taisho semblait absent mentalement tout en étant là physiquement. Lui aussi semblait se rappeler de bons souvenirs, il semblait épanouie. Puis, après m'être excusée, il se mit à parler à son tour. J'eus l'impression qu'il ne s'arrêterait jamais, il ne cessait de dialoguer. Kioyi-taisho ne parle pas toujours autant, du moins pas à chaque fois qu'il ouvre la bouche. Tout ce qu'il venait de dire s'emmêlait dans ma tête. Tout d'abord, l'explication au fait qu'il soit là alors qu'un tas de problèmes se passe dehors me fis très vite comprendre que moi aussi, je ne devrais pas traîner sur les toits à ne rien faire. Après tout, je devrais m'entraîner davantage. Il a raison, Kioyi-taisho, moi aussi ferait part de la « guerre » qui opposera les Shinigamis aux Arrancars. D'ailleurs, j'en suis très fière même si les risques sont énormes.

Cependant, je me dis qu'ils craignent aussi cette bataille. Ils sont peut-être issus de Hollows mais ne sont pas débiles, de nombreux Arrancars de l'Espada se sont déjà faits battre par des Shinigamis et par conséquent, eux aussi savent que nous sommes un danger pour eux. Les deux camps sont au même niveau, chacun à son lot de puissants guerriers. Nous, nous avons les capitaines et eux, ils ont l'Espada. C'est un combat vraiment équilibré mais dans ce cas, que devraient faire les lieutenants tels que moi qui n'ont sûrement pas la force de tuer un membre de l'Espada, sans user de tout notre reiatsu bien sûr. A quoi vais-je servir ? Serais-je un poids ? Serais-je en soutien de Kioyi-taisho ? Ou devrais-je m'occuper des Arrancars qui ne font pas partie de l'Espada ? Un tas de questions s'enchaînaient sans cesse dans ma tête et pourtant, savoir que mon capitaine veuille se battre jusqu'à la mort n'arrangeait pas les choses. En même temps, savoir qu'il souhaite me protéger me rassure aussi, bien que ça fasse de moi une gêne. Rien ne pourrait être plus dérangeant qu'être une gêne pour mon capitaine, mais il me fit oublier cela en souriant. Décidément, son sourire me fait oublier tous mes soucis. Peu après, il poussa un lourd soupir tout en observant le ciel. Je me mis donc à faire de même et celui-ci était tellement gris qu'on ne pourrait savoir si on est en plein jour ou en pleine nuit. Mais ce ne fut pas tout, de légères gouttes d'eau commencèrent à tomber de ce ciel sinistre et obscur. Elles coulaient sur mon visage doucement, quelle sensation agréable ! Je n'en vois pas souvent et je n'ai pas la chance de sentir la pluie se verser tout le long de mon corps. Mais, je me rappelai que c'était en quelque sorte mon tour de parler donc je continuai la conversation.


« Je su- ... »

Cependant, ce ne fut pas une grande réussite. Je ne fus pas bloquée, apeurée, gênée ou toute autre chose de ce genre. Non, c'était simplement Kioyi-taisho qui m'empêchait de parler en mettant son doigt sur ma bouche. Je fus quelque peu gênée de ne pouvoir m'exprimer mais en même temps, je compris son geste. Il pleuvait tellement qu'en moins de quelques minutes, nous serions mouillés entièrement. Il voulait sans doute qu'on se rende dans un endroit sec et au chaud. L'endroit choisi par Kioyi-taisho fut, logiquement, les quartiers de la 3ème division où nous habitons. C'était en même temps l'endroit le plus proche d'ici. Il sauta donc du toit d'où il était tombé auparavant. Il sautait vraiment à des hauteurs faramineuses. Il en faut de la folie pour faire ce genre de truc, moi-même ne pourrait faire ça. Il devait le savoir vu qu'il m'aida à descendre. Ensuite, nous partîmes en utilisant le Shunpô mais forcément, le sien est plus puissant, il peut aller plus loin grâce au plus important reiatsu qu'il possède. Je me fatiguai rapidement, il faut dire que le Hohou n'est pas ma spécialité et que ça m'épuise rapidement. Il le remarqua, forcément, son avance sur moi était considérable. Il m'aida donc gentiment à avancer plus vite pour finalement arriver à son bureau. Il me fit donc entrer en première, je fus d'ailleurs heureuse vu que j'étais curieuse de voir son bureau. Après tout, je ne l'ai jamais vraiment vu, souvent je lui parlais en dehors de son bureau. J'admirai donc la magnifique pièce tandis qu'il enleva sa cape de capitaine et s'approcha de la cheminée qu'il alluma en quelques secondes. Quant à moi, je ne cessais d'observer son bureau d'un air admiratif. En même temps, il faut voir l'état des résidences des autres membres de la division, vraiment rien à voir. Je m'assis donc sur une chaise vu qu'il me le proposa.

Peu de temps après, il me demanda si je voulais un thé et bien sûr, j'acceptai son offre. Le froid avait finalement eu raison de moi, cependant, je n'eus pas le temps d'acquiescer qu'il préparait déjà le thé. Il devait sûrement se douter de cela. Alors qu'il préparait les thés et que j'observais son bureau tout en grelottant, un violent coup de vent ouvrit la fenêtre et fit envoler tous les papiers éparpillés sur son bureau. Par réflexe et respect, je me levai pour ramasser les papiers mais il me fit signe de me rasseoir donc je respectai sa demande. Bien sûr, il ferma la fenêtre contemplant malgré lui une grosse flaque d'eau formée par la pluie torrentielle qui se déroulait dehors. Finalement, il me servit le thé pour finalement s'asseoir à son bureau, en face de moi. Je commençai donc à boire la tasse de thé, que c'était bon ! La chaleur, le goût, c'était parfait ! Je ne pus m'empêcher de lâcher un soupir mais de joie, de soulagement. Finalement, il revint à la conversation que l'on avait eu auparavant concernant la « guerre » qui approchait. Je pense qu'il voulait surtout savoir mon ressenti à propos de celle-ci. Je lui répondis donc, la voix tremblant mais pas par la peur, par le froid malgré la chaude tasse de thé.


« Et bien … je reste assez perplexe … A vous entendre dire que vous avez du mal à battre un Arrancar, cela me fait douter … Je me demande si je vais réellement servir à quelque chose … ? Non pas que je n'ai pas envie d'aider, au contraire, c'est justement ça le problème … Je ne sais pas de quelle manière je pourrai vous aider dans les prochains combats, ne serais-je pas … une gêne ? Je n'ai pas envie que vous soyez blessé en essayant de me protéger d'un Arrancar, ça serait … injuste pour vous ... n'est-ce pas, Kioyi-taisho … ? »

Ce que je venais de dire, c'est vraiment ce que je ressentais depuis quelques temps. Je n'avais jamais osé lui en parler, mais qu'il me le demande, je ne pouvais louper cette occasion. Puis, pourquoi n'aurais-je pas dit la vérité ? Je lui fais entièrement confiance et j'ai totalement foi en lui. Kioyi-taisho est véritablement un puissant capitaine qui se fait respecter par la plupart des Shinigamis, dont moi. Rien ne pourrait me procurer de la haine envers lui, il est doux, gentil, attentionné et un tas d'autres qualités que je ne peux citer à cause du nombre. Bref, j'attendais des réponses à mes questions tout en grelottant telle une feuille face au vent. Mais, je ne pouvais lui dire que j'avais froid, c'est quelque chose qui ne devrait pas vaincre un Shinigami.
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Kioyi Saeru

Lieutenant des Assassins



MessageSujet: Re: ~ Solitude quand tu me tiens ! ~   Sam 27 Fév - 11:36

Kioyi, bien que buvant lentement son thé écoutait très attentivement ce que son amie de la première division lui disait. Bien sûr, il la connaissait depuis leurs études de Shinigamis. Mais il savait aussi très bien que le commandant n'irait pas tout de suite plonger au coeur de la première grande bataille qui aurait lieu. Etant une amie et alliée très précieuse, il était logique que le capitaine veuille protéger Akari. Il souffla un peu d'air dans sa tasse réfléchissant à ce que la fukutaisho de la première division venait de lui dire...bien que quelques instant auparavant, il avait eu très froid, la simple chaleur au contact de ses mains avec la tasse l'avait réchauffé. Ainsi, elle avait peur d'être un poids...Kioyi savait que sa puissance n'égalisait déjà pas la sienne, alors certainement pas celle d'autres capitaines..Toutefois, pour une lieutenant elle maintenait un certain niveau plutôt étonnant. Elle était bien du niveau d'Abaraï Renji...Akari, tout comme le furieux Madarame Ikkaku cherchait à cacher une part de sa puissance. Cependant, le San Ban Taisho l'avait déjà vu à l'oeuvre lors d'un entrainement caché aux yeux de tous. Son véritable pouvoir, son Bankai était impressionant. Certes, comme tout pouvoir? il ne comportait pas que des avantages. Le seul défaut que Kioyi avait pu repérer était sa vitesse. Si un jour Akari se devait d'affronter son fidèle ami, ce qui ne devrait normalement pas arrivé, malgré l'excellente défense qu possédait la Fukutaisho de la première division elle souffrirait. Enfin bref, il fallait qu'elle tombe contre un adversaire ayant le même type de pouvoir qu'elle. Si tel était le cas, sa chère amie serait loin d'être un poids au cours de cette bataille, bien au contraire elle serait un très bon élément et avantage. Buvant une dernière gorgée de thé, il écouta attentivement la dernière phrase de sa collègue puis reposa lentement sa tasse afin d'éviter de tout renverser. Il était déjà assez distrait et maladroit pour en rajouter encore...Il prit alors la parole afin de lui répondre:

"Tu ne seras pas un poids pour moi. Lorsque j'étais un Shinigami de cette division en tant que troisième siège, il est certain que j'ai eu énormément de mal à me battre contre un Arrancar, qui plus est des plus puissants. Un membre de l'Espada, les élites d'Aizen. Ils sont au nombres de dix si mes souvenirs sont exacts. Ce n'était certes pas le pluis puissant. Enfin bref...Tu ne seras pas un poids, loind de là, excepter si tu te retrouves contre un adversaire tel Tôsen. Enfin, là ca pourrait être dangereux pour tout le monde. Oui, je sais que tu détiens le Bankai et d'ailleurs il m'a l'air plutôt puissant. Malgré ton apparence fébrile Akari, ton Bankai joue sur la force c'est plutôt rare...Même si je suis blessé dans cette bataille ce qui va être certain et même si c'est pour toi, je m'en contrefiche. Premièrement parce que tu es une amie qui compte beaucoup à mes yeux, et deuxièmement parce que je pense que tu es des Shinigamis les plus prometteuses du Seireitei et qu'un jour tu seras promu capitaine. Ne t'en fais pas, tu ne seras en aucun cas une gêne et si tu veux l'être encore moins que tu ne le pense entraine toi plus encore."

Après avoir prononcé ces longues phrases, il ressaisit sa tasse qui faillit lui échapper des mains. Akari ne semblait pas avoir remarqué ou faisait semblant de ne pas avoir remarqué. Il était rare que le San Ban Taisho parle autant avec elle bien qu'ils soient très proches l'un de l'autre. Mais aujourd'hui il s'agissait d'un sujet des plus sérieux. Une guerre qui allait débuter...A présent, les mots pouvaient encourager la vice capitaine de la première division, étant que sa puissance était suffisante pour participer au conflit. Kioyi, en devenant Shinigami s'était promis de protéger ses amis plus que tout. Cette douleur datait de son enfance au Rokungai, alors qu'un de ses très chers amis, du nom de Karoru avait perdu la vie à cause d'un stupide jeu et était tombé d'une falaise. Kioyi savait au fond de lui que ce n'était pas sa faute, et avait prévenu Karoru de ne pas traîner aux alentours de cette maudite falaise, mais ce dernier ne l'avait pas écouté et il était tombé...Alors pourquoi le jeune capitaine disait que c'était sa faute? Tout simplement parce que c'était bel et bien lui qui avait proposé ce jeu stupide...Il en revint donc à son amie qui affichait malgré ce qu'elle essayait de le cacher, un certain étonnement, sans aucun doute dû à la découverte de son Bankai dont elle seule devait normalement connaître l'existence. Kioyi tendit l'oreille...Non, il avait rêvé, la pluie ne cessait pas de tomber. La dernière fois qu'une telle averse s'était produite c'était lorsque Kioyi un ou deux ans auparavant avait fait la rencotre de l'Espada numéro neuf...Toutefois ces maudites cordes n'étaient pas tombées aussi longtemps qu'aujourd'hui. Il ne put s'empêcher de pousser un soupir une fois de plus. Pourquoi Aizen avait-il fait cela? Pourquoi le mal existait-il? Tant de questions sans réponses aucunes...Il se retourna alors quelques secondes afin de fixer d'un air menaçant la pluie. Qu'espérait-il? Qu'elle s'arrête? Il savait très bien qu'elle n'obéirait pas à sa propre volonté. C'était bien le temps que Kioyi détestait le plus...Et son pouvoir ne pouvait décider de la météo, ni celui d'Akari d'ailleurs. Perdu dans ses pensées, il avait failli bel et bien l'oublier. Il se retourna alors vers elle et finit son thé. Elle aussi paraissait quelque peu perturbée mais le capitaine ne la pressa pour autant afin qu'elle lui réponde. Il savait son amie fragile et préféra la laisser réfléchir à ce qu'elle allait lui dire. Akari cherchait sans doute les mots, se demandait pourquoi son ami d'études savait qu'elle possédait le Bankai alors qu'elle même n'avait jamais vu le Shikai de Kioyi. Ce dernier était d'ailleurs prêt à lui fournir toutes les explications nécessaires à toutes les questions de la Fukutaisho de la première division. C'est alors qu'elle leva la tête et pour la millième fois au moins, leurs regards complices se croisèrent...
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Akari Kebakku

Lieutenant des Assassins



MessageSujet: Re: ~ Solitude quand tu me tiens ! ~   Sam 27 Fév - 17:16

M'entraîner … Voilà ce que je devais faire. Kioyi-taisho a raison, si je m'entraîne, je deviendrais plus forte et ainsi, aurait plus confiance en moi. Mais, car il y a un mais, serait-ce suffisant ? Seulement m'entraîner m'aiderait à devenir puissante ? Pour être franche, je ne suis pas totalement convaincue de ceci. Après tout, je m'entraîne depuis un bout de temps et pourtant, je n'ai pas encore confiance en moi. La puissance est-elle la seule chose qui me manque ? Personnellement, je pense plutôt que c'est l'expérience. Il est vrai que j'ai de nombreux pouvoirs plus ou moins intéressants. Par exemple, toutes mes études à l'académie des Shinigamis m'ont permis d'entrer dans la 1ère division, d'augmenter de rang petit à petit pour finalement être ce que je suis aujourd'hui, lieutenant et par conséquent vice-capitaine de la 1ère division. Seulement, à part de faibles hollows, je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de me battre contre quelqu'un de « puissant ». Bien sûr je connais des sorts de kidô, je maîtrise parfaitement mon shikai et j'ai le bankai mais à part cela, sais-je vraiment les utiliser en pleine action ? Comme l'a dit Kioyi-taisho, mon bankai se base sur le physique et la défense mais si cela devient un désavantage pour moi, qu'adviendra-t-il de moi ?

Mais … comment sait-il que je maîtrise le Bankai ? Je croyais que personne ne l'avait encore découvert. Je voulais faire une sorte de surprise ou un truc du genre durant un combat même si cela peut sembler immature. Je ne le possède que depuis quelques mois et à vrai dire, je ne le maîtrise pas totalement. Comment a-t-il pu découvrir mon « secret » ? Mais, ce qui m'étonne encore plus, c'est que lui connait mon shikai et mon bankai alors que moi je ne connais pas son bankai, ni même son shikai ! Il n'a jamais eu besoin de l'utiliser à l'académie des Shinigamis, il était assez doué pour se battre sans son shikai. C'est une autre des nombreuses raisons qui font que je l'admire. De plus, entendre de sa bouche qu'il me voit devenir capitaine plus tard, ça me réconforte énormément. Même si c'est juste pour être sympa, ça me fait réellement plaisir. Puis, savoir qu'il a vaincu un membre de l'espada en étant seulement officier au 3ème siège de la 3ème division. Il devait être vraiment très fort et cela signifie peut-être que moi aussi, je peux le faire … ?

Je bus donc un peu de thé afin de faire passer tout ce qu'il venait de me dire tandis que lui était plongé dans ses pensées, une nouvelle fois. Kioyi-taisho est vraiment quelqu'un de rêveur, il ne cesse de penser à de nombreuses choses mais ce qui est le plus gênant, c'est que je ne sais à quoi il pense ce qui fait que je ne peux qu'attendre qu'il finisse de penser afin de revenir à la réalité. Cependant, je ne lui en veux pas vu que, quand je pense à des choses dans la passé, j'adore ça. C'est tellement agréable de revivre mentalement de bons souvenirs. Néanmoins, de son côté, Kioyi-taisho ne semblait pas apprécier le souvenir qu'il revoyait. Apparemment, c'était plus triste qu'autre chose. J'attendis donc, gênée de ne pouvoir le réconforter, en résistant au froid du mieux que je peux ainsi qu'en buvant mon thé. Finalement, il cessa de rêvasser. Enfin, c'est ce que je pensais. Il reprit son air inquiétant, celui que je déteste le plus car je n'aime pas le voir comme ça, ça me fait mal mais je ne peux l'aider. Puis, soudain, il se mit à fixer la pluie torrentielle qui ne cessait de tomber à grosse goutte depuis qu'on était arrivé. Et là, son regard s'empira ou du moins, son inquiétude augmenta d'un coup. Cela me perturbait fortement. Finalement, il redevint normal et se mit à boire son thé, tout en me regardant alors que moi aussi, je le regardais. Nos regards se croisèrent donc et à ce moment, je me sentis encore plus gênée. Je changea de direction mon regard puis réfléchit à ce que j'allais bien pouvoir lui dire. Bien, c'était bon, j'étais prête et ainsi, je continuai la discussion :


« Je … euh … comment dire … depuis quand savez-vous que je possède le Bankai … ? Je l'ai appris en secret et pensais que ... » lui dis-je sur un ton hésitant et gêné.

Évidemment, je savais qu'il s'attendait à cette question. Ainsi, j'essayai de trouver autre chose à dire et tombai d'un coup sur un sujet qui était des plus sérieux. Je ne savais pas si je devrais m'engager sur celui-ci mais, il me pendait à la langue. Je pris donc mon courage à deux mains et continuai de parler :


« Kioyi-taisho … pensez-vous … que nous gagnerons la « guerre » … ? » demandai-je sur un ton vraiment incertain et innocent.
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