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 Memories in the rain. [Pv]

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MessageSujet: Memories in the rain. [Pv]   Ven 22 Jan - 3:07

L’aube approche… A l’horizon, le ciel s’empourpre d’un soleil encore lointain. L’astre nocturne est toujours souverain en cette ultime heure de son règne. Dans les rues de Karakura, tout est calme, la cité est encore endormie, ses habitants toujours couverts par l’étreinte de leur couette prolonge leurs rêves. Dans le centre ville quelques activités paresseuses s’éveillent dans la tiédeur de cette heure matinale d’été. Un boulanger s’afférant à préparer ses petits pains, un saoulard titubant entre les arbres après une rude nuit de beuverie qui vient de se finir ou encore un joggeur motivé, voila quelques âmes qui s’évertuent à faire vivre un minimum les quartiers populaires en cette heure. C’est ici le cœur de la métropole après tout : toujours en avance est plus pressé que les autres quartiers plus calmes de son territoire. Dans une rue plus spécifique de la zone résidentielle, loin du centre, la torpeur apparente est plus frappante, rien ni personne errent dans cette avenue bordée de cerisier. Seul un chat chapardeur s’amuse à courser une souris en panique le long des trottoirs. … Soudainement le félin se figea net, son instinct l’éveilla à une impression étrange et anormal et donc effrayante. Car l’inconnu est ce qui fait le plus peur après tout. Le minou s’hérisse, son dos se voûte et il crache sa réprobation contre quelque chose qu’il sent arriver. En effet à cet instant précis, l’air se brise littéralement sur plusieurs dizaine de mètre et entre cet espace de vide que forme cette fissure, une main blanche de proportion gigantesque s’accroche à l’une des parois pour agrandir le passage. Un menos grandes se faufile à travers la faille, surplombant le quartier entier de sa haute imprenable. Le chat ne peut voir ce phénomène monstrueux, tout comme 99% des habitants de cette ville, mais son instinct animal est plus fort que le reste et il s’enfuit, paniqué par ses sens en folie… Une sage décision. Mais l’afflux d’être surnaturelle ne s’arrêta pas là ! En effet, avant que le passage ne se referme derrière l’imposante créature, une silhouette bien plus menue se jette au dehors de la dimension intermédiaire, de justesse l’homme titube un instant avant de s’arrêter face au menos. Cet homme c’était moi : Kaien Shiba, lieutenant de la treizième division, shinigami considéré comme mort par ses paires !

43 ans ! Cela faisait toutes ces années que je n’avais plus vu la lumière du jour. Je du fermer mes paupières un moment pour ne pas être aveuglé par cette clarté qui m’avait tant fait défaut depuis si longtemps. J’avais erré dans le désert du Hueco monde, aucun bagage n’accompagnant mon voyage sans fin, ni même mes souvenirs, disparut dans l’abime de l’amnésie. Ce n’est que très récemment que j’avais recouvert mon passé et depuis ces quelques jours d’éveil, mon seul souhait avait été de trouver un moyen de quitter le monde creux. Et j’avais trouvé l’occasion depuis ce maudit désert qui m’avait retenue si longtemps en suivant dans le garguanta un menos que j’avais filé discrètement à son insu en camouflant mon énergie spirituelle. J’étais si las… Mon visage semblait avoir prit 20 ans de plus de ma véritable apparence formant mes traits en temps normal. Des cernes marqués soulignait mon regard émeraude presque éteint et vide, mon uniforme de shinigami était déchiré et troué de partout après d’innombrable combats menés en terre maudite pour ma survie et du sang séché souillait mon visage, répugnant également de saleté. Et surtout, ces quelques blessures ici et là que j’avais récolté durant ces années de combat solitaire. Je rêvais de regagner la Soul soceity afin de prendre un bon bain, me nourrir décemment et enfin revoir mes proches : Ukitake-Taishoo et la petite Kuchiki, surement les deux dernières personnes qui avaient encore une pensée de temps à autre pour le défunt que j’étais sensé être.

Depuis combien de temps n’avais-je pas eu un sommeil décent ? Ni même un repas convenable ? Mais pire que ça, l’« autre » qui se pressai de plus en plus dans mon esprit : le hollow qui vivait en moi, le même qui avait mêlé son essence vitale à la mienne et qui avait causé tant de souffrance : la mort de ma femme et mon exil au Hueco monde tandis que tout le monde me croyait mort. Metastacia… Je le sentais se débattre dans mon esprit, l’air du monde des humains qui abreuvé mes poumons l’excitait en lui faisant miroiter les délicieux mets que sont les humains. Mais une priorité plus pressante s’était imposée ! En effet, le menos avait repéré ma présence et se tournait lentement vers moi. Je dégainai lentement mon zanpatukoh, bien en évidence sur le chemin du monstre qui devait être attiré férocement par la délicieuse énergie spirituel que je dégageai. Abatant ma lame dans le vide, elle fini son mouvement dans l’extension de mon bras tendu, pointé vers le hollow géant. J’allais en finir d’un seul coup ! Je ne pouvais me permettre de faire durer le combat sous peine que « l’autre » prenne le dessus. Ainsi j’exécutai un shuupo à pleine vitesse en prenant de la hauteur et une fraction de seconde plus tard, j’avais atteint le masque de la créature haute comme un bulding. Sans temps mort, je tranchais le masque d’un coup brute et violent, dont le tranchant avéré s’étendit dans l’onde de choc généré afin d’en agrandir la portée… Le masque entier fut brisé en un seul coup ! Le hollow s’émietta, son énergie se troquant en particules noires qui s’en retournèrent vers le monde des âmes. Un travail vite fait bien fait ! Une fois réceptionné sur la terre ferme, j’abattis ma lame pour faire choir une partie du sang tachant l’arme avant de le faire gagner à nouveau le fourreau.

Mes yeux endoloris examinèrent les environs et je pu apercevoir non loin un canal qui traversait la ville. Au vu de mon état déplorable, je décidai de gagner la rive histoire de me débarbouiller un peu de cette crase me souillant. Ce bref voyage se conclut lorsque je m’agenouillais face à l’eau, me revoyant mon reflet altéré par mes maux. Je pu constater de moi-même à quel point je paraissais décadent. Sans plus contempler cet horrible reflet, je recueillis l’eau claire entre mes mains et j’y plongeai mon visage. Répétant l’action plusieurs fois et m’habituant à la tiédeur de l’eau, je plongeai totalement dans cette dernière après m’être préalablement dévêtit. J’étais certes nu au beau milieu d’un canal mais personne ne pouvait me voir, alors pourquoi se couvrir de pudeur ? Le contact de l’eau sur ma peau meurtrie me fit un bien fou. Je savourai chaque brasse telle une bénédiction qu’on m’accordait et je m’y plaisant tant qu’il me fallut une bonne heure avant de soustraire à quitter ce havre de paix. Ainsi je me revêtis de mes frusques abimées par ces années de galère. Non loin à présent, j’aperçu un long turban noir abandonné sur une barrière. L’étoffe était en très bon état, presque neuve. Quelqu’un l’avait surement oublié là involontairement. Sans vraiment me l’expliquer, je passai ce voile pour cacher mon visage. Ainsi couvert, j’avais l’impression de mieux contenir et réprimander les pulsions de Mestatacia, un simple confort satisfait derrière un anonymat… Avec mon visage caché et mon vieux uniforme shinigami en lambeaux, il était franchement difficile de m’associer avec les anges de la mort mais qu’importe ! L’heure de mon retour avait sonné ! Je brandis donc mon zanpakutoh, exécutant le rituel du passage qui relié ce monde à la Soul society. La lame fut tournée dans le vide la baignant et telle une clef ouvrant un passage, cette action matérialisa une porte en banbou dans la plus pure tradition japonaise. Celle-ci coulissa d’elle-même pour dévoiler son contenue : un vide blanc à perte de vue. Tel était la voie des mondes liée. Presque ému de revoir ce passage si longtemps oublié, je m’engageai à l’intérieure, mon sourire camouflé sous mon voile obscure. La porte se referma derrière moi…

Lorsque que le passage se rouvrit, traversé de tout son long par mes pas impatients, mes semelles posèrent finalement pied sur une étendue herbeuse. J’étais arrivé à la Soul Society. N’ayant plus l’habitude d’ouvrir cette porte, j’avais laissé au hasard les coordonnées d’ouverture de cette dernière sur le monde des âmes. Et la première chose que je pu constater, fut ce ciel chargé de lourd nuage. Contrairement à la météo clémente que j’avais laissée sur terre, ici le temps était à la pluie… Le ciel semblait pleurait une tragédie proche à se produire, ou des retrouvailles inespérées entre deux cœur liés ? Le destin dévoilera très bientôt ses facéties. Mais déjà bien présent en ces premiers pas de mon retour ici bas, ce dernier m’avait conduit tout droit vers un endroit qui fut gravé dans mon esprit, même après 43 ans d’absence. Mes yeux émeraude filtrant à travers ma capuche eurent du mal à concevoir la réalité brutale qui se tramait avec tant d’ironie… Le passage m’avait précipité à l’endroit même qui avait condamné mon existence à l’exil et à une mort fictive. Je me trouvais, bras ballant et esprit embrouillé, pile à l’endroit ou le drame traumatisant ma subordonnée et mon supérieure, tout deux mes amis les plus proches, s’était déroulé : la grande foret du Rugonkai au nord du Q.G de la treizième division. Lorsque mes sens s’éveillèrent à cette ironie du sort, la pluie se mit à tomber avec plus d’intensité, battant mes vêtements en charpie couvert de sang et de crase, dévoilant ici et là des blessures visible. Mon turban ne laissant filtré que mon regard me protégeais de cet eau semblable à d’innombrables larmes pleurant un trépas qui avait souillé cette terre il y a de ça plus de quarante ans. Myako avait été tué ici elle aussi, tout comme le Kaien du passé… J’éprouvai alors un vive remord et un désarroi silencieux qui ne souilla pourtant pas la neutralité modelant les traits de mon visage caché. Néanmoins, lorsque mon regard aperçu une pierre dressée non loin, une lueur de peine aussi profonde que mes regrets silencieux assombrit mes iris. Aucun doute, cette pierre était une stèle commémorative de ma mort et celle de ma femme… Lentement, un pas après l’autre, tel un revenant perdu dans son errance, je m’approchais de cet hôtel. Et lorsque mes pas hagards stoppèrent devant la pierre, je tombai à genou devant elle, sans me soucier la boue alentour qui accueillit ma chute désarticulée.

-« Ici tombèrent les regrettés Kaien Shiba et son épouse Miayko Shiba. Puisse leurs courages et leurs détermination montrer l’exemple aux générations futures. Kaien-dono, Miayko-dono, je ne vous oublierez jamais. »

Lisai-je à haute voix, d’un ton brisé par une peine enfouie… Cette stèle avait été faite artisanalement, la gravure dans la roche était grossière et la sculpture approximative, mais ceci avait été fait avec cœur et passion, chacune les lettres laissait transparaitrais les émotions de leur artiste… Une personne qui pleurait certainement encore mon départ et celui de mon amour perdu… Et je reconnaissais ce style d’écriture même forgé dans la roche…

-« Kuchiki… » Soufflai-je dans un souffle qui me noua la gorge.

Aucun doute, je reconnaissais sa façon de tourner son écriture, même après 43 ans. Et dans ces quelques mots gravés, je pouvais y déceler toute la tristesse de mon amie. Elle vivait avec de terribles remord par ma faute… Je tendis une main tremblante vers ce petit hôtel et enfermé dans mes sentiments vagabonds, je ne sentis pas venir cette personne qui venait d’apparaître d’entre les arbres. Une personne venue se recueillir… Et tel que celle-ci me voyait : un étranger solitaire dont le visage était totalement caché et le corps vêtu de loques noir, rougit par endroit par le sang, ce dernier se penchant sur la pierre commémorative et se présentant de dos à elle. Je n’avais pas vu non plus que mes genoux écrasaient des fleurs encore fraiches, surement déposaient là par la seule personne venant se receuillir sur la tombe qu’elle avait elle-même dressée… Un tel étranger vêtu de la tête au pied sous un voile sombre, écrasant des fleurs de la sorte et si proche de la pierre, ressemblait en tout point à un vandale préparant un mauvais coup sur l’œuvre de son recueillement. La croisée des chemins s’imbriquée et malgré les apparences trompeuses, des retrouvailles inespérées allaient se dérouler sous ce ciel pleureur…


Dernière édition par Kaien Shiba le Mar 26 Jan - 0:51, édité 1 fois
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Kuchiki Rukia

Lieutenant des Assassins



MessageSujet: Re: Memories in the rain. [Pv]   Ven 22 Jan - 22:07

Rukia marchait tranquillement , son regard fixait l'horizon. Elle avançait d'un pas sur et spontané, la shinigami savait précisément où elle voulait se rendre. Rukia leva la tête tout en continuant à marcher pour contempler un ciel qui se couvrait, mais bon ce n'était pas vraiment ce qui allait la faire rebrousser chemin. La petite brune ne connaissait que trop bien ce chemin cette forêt les arbres qui y habitaient elle se souvenait de chaque détails. Il y a 43 ans environ un drame c'était produit, quelque chose qui en plus bouleversa sa vie. Ces dernières années elle avait pris l'habitude de revenir sur ce lieu même si au début y mettre les pieds ou encore y penser la rendait anxieuse mais Rukia prenait sur elle et commença à venir une fois par mois et depuis son sauvetage surtout d'avoir était enfermée dans la tour des regrets elle venait au moins une fois par ce semaine à cet endroit. Elle était parfois ou la plus part du temps accompagnée de son capitaine de division : Ukitake Juushiro, mais ce dernier ayant une santé fragile ne l'accompagnait pas toujours.
Rukia marqua une pause, elle était proche de sa destination, proche du lieu où elle avait commis l'impardonnable, le lieu où elle avait empalé de son zanpakuto le lieutenant de la treizième division : Shiba...Kaien. C'était aussi le lieu où Miyako, le femme de Kaien et l'idéal féminin de Rukia, avait péris.
La shinigami ne bougeait toujours pas, elle sentit une goutte d'eau froide tombée sur sa joue, elle releva la tête et leva sa main paume ouverte et plate en sentant les gouttelettes d'eau tombées dessus et sur ses cheveux.


Je vois, il pleut...comme cette nuit là. Murmura t-elle d'une voix douce.

Rukia se demanda si elle avait vraiment le droit de fouler le terrain où les deux amants avaient trouvé la mort elle soupira et reprit sa marche elle fit juste un pas et s'arrêta brutalement, les yeux écarquillés. Elle sentait un étrange reiatsu, il lui était à la fois familier et étrange elle n'aurait pu dire si c'était celui d'un hollow ou d'un shinigami. Et la source de ce reiatsu se situait...Rukia regarda en direction le plus loin qu'elle put, elle ne distinguait pas grand chose et elle se remit à marcher, puis pressa le pas et finit par courir.
Rukia était arrivée au fameux lieu, elle s'arrêta à une dizaine de mètre de là où résidait une pierre tombale en l'honneur du couple Shiba, Kaien et Miyako. La shinigami vit quelqu'un qui lui tournait le dos , à genoux près de la pierre, écrasant les fleurs. Elle ne pouvait voir son visage, de plus cette personne était vêtu d'une tenue négligée. Rukia fronça les sourcils avant de s'adresser à celui qui se tenait sur ce lieu sacré.


Vous! Qu'est que vous faites ici?

La voix de Rukia avait un ton agressif, elle posa sa main sur le manche de son zanpakuto encore dans son fourreau si jamais cette personne était mal attentionnée et opposerait de la résistance, mais ça serai vraiment un comble si elle devait à nouveau tuer quelqu'un d'autre en ces lieux. La pluie tombait comblant le silence qui s'était installé,toujours la shinigami était complètement trempée, l'eau coulé le long de ses cheveux et de son visage dont l'expression n'était pas si amicale.
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MessageSujet: Re: Memories in the rain. [Pv]   Sam 23 Jan - 15:33

Lorsque mes doigts frôlèrent la pierre glacée, un frison parcouru mon échine. La pluie ruisselante semblait être les larmes silencieuses de cette tombe solitaire. Elle pleurait pour moi qui ne le pouvais pas malgré ma tristesse. Je m’étais interdit de verser la moindre larme car pleurer soulage une partie de notre désarroi et je me jugeait indigne de me délester du moindre fardeau de ce douloureux souvenir. Je me devais de garder intacte le souvenir de cette nuit là… Le souvenir de ma faiblesse. Je fermai brièvement mes yeux enfouis sous leur voile afin de me recueillir, réciter une courte prière pour le repos de Miyako. Mais ce souhait devrait attendre… En effet une intonation impérative me somma de décliner cette identité. Elle m’était familière malgré l’agressivité du ton employé que je ne lui connaissais pas. Comment oublier cette voix féminine qui accompagna mon trépas prétendu ? Elle qui avait rendu mon départ moins douloureux, cette même voix que j’avais remercié du fond de mon cœur épuisé pour son courage de m’avoir rendu mon honneur dérobé par Metastacia. Rukia Kuchiki. Quelle ironie ! Elle fut la dernière personne à m’avoir parlé et à présent la première voix humaine qui accueillit mon retour depuis ces 43 ans écoulés, ne fut rien d’autre que la sienne à nouveau. Mon exil n’avait été bercé que par les cris stridents des hollows du Hueco monde et entendre à nouveau la douceur des paroles, fussent-elles rudes et agressives, était une bénédiction… J’étais extrêmement heureux de la revoir à nouveau, la savoir assez vaillante pour défier ce qu’elle avait identifié comme une menace allégea mon esprit : elle était toujours une shinigami exemplaire… Un sourire de satisfaction et d’allégresse étira mes lèvres cachées. Des retrouvailles inespérées, voilà la pièce qui se jouait sous ce rideau de pluie.

Lentement, je me relevai, ma silhouette drapée d’une tenue en charpie n’était guère engageante au beau milieu de cette pluie battante gouvernée par le règne nuageux de nuages sombres. Faisant un volte face en toute tranquillité, mes iris vertes purent se posaient sur mon amie, simple geste anodin qui ne m’avait plus été permis depuis bien des ages. Elle n’avait pas changé depuis mon départ : ce visage fin aux traits doux toujours vivace malgré sa hargne présente en cette heure, ses grand yeux azures si expressifs, ses cheveux au pointes recourbées et son petit corps svelte. La voyant inchangée, c’était comme ci les dernières dizaines d’années n’avaient jamais existé et que hier encore je m’entraînais avec elle et l’épaulait comme son supérieur mais également son ami. Il était temps de faire tomber le masque ! Ainsi je portais ma main droite sur le pan du turban engouffrant mon visage dans l’anonymat… Lentement ma main fit un premier tour, le ruban noir dévoilant mon menton, puis d’autres tours se succédèrent jusqu’à atteindre le niveau de mon nez. Puis soudainement, d’un coup sec, j’arrachais d’un seul mouvement le reste du voile, offrant mon visage à des yeux allié pour la première fois depuis un temps trop long. Le châle fut emporté par une rafale de vent, s’élevant vers les cieux ténébreux pour ne plus jamais revenir. L’expression de mon visage fut figée dans la neutralité, laissant ces premières secondes de révélation en suspens pour la jeune Kuchiki. Ma face à l’opposée de mes guenilles, était propre et net depuis ma petite baignade improvisée sur terre, seul les lourdes cernes entourant mes mirettes confirmait l’existence de ce long exil qui prenait fin. Mes yeux émeraude rencontrèrent l’azure des prunelles me faisant face. Et cette voix qu’elle n’avait plus entendue depuis nos adieux tragiques dans l’ultime étreinte que nous avions échangé, s’adressa à elle. Ce ton demeura énergique, ou force et assurance se reflétaient en ce timbre vocal : une voix un peu enraillée et un peu grave : elle n’avait en rien changé malgré le temps passé.


-« C’est comme ça que tu accueilles ton lieutenant de retour après une longue absence… »

Mettant ma phrase en suspension, un sourire illumina enfin mon visage, ce sourire assurant et rassurant, aspirant une confiance inébranlable sur lequel on retrouvait un soupçon de tendresse et d’amusement, ce même sourire que je lui adressai lors des jours insouciants. Ces relations normales entre nous qui m’avait manqué durant mon absence forcée.

-« ..Kuchiki ? » Fini-je de manière plus chaleureuse en prononçant le nom de ma subordonnée.

Même malgré mon état affaiblie, blésée de toutes parts aussi bien physiquement que mentalement, je mettais un point d’honneur à donner une bonne impression à Kuchiki. Je le devais par égard à elle qui m’avait sauvé dans le passé et également par égard à ma fierté. Même aux portes de la mort, nous nous devons de sourire franchement pour partir sans regrets, tel était mon credo. Tel était ma façon d’être, tout simplement.
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Kuchiki Rukia

Lieutenant des Assassins



MessageSujet: Re: Memories in the rain. [Pv]   Sam 23 Jan - 21:58

Cette personne se releva tranquillement sans répondre à la shinigami qui fronça un peu plus les sourcils serrant un peu plus sa main sur le manche de son zanpakuto, elle ne savait toujours pas si c'était un ami ou ennemi. Cette même personne se retourna mais son visage était caché par un long ruban noir et toujours en silence il ôta cette écharpe lentement dans un premier temps puis tira d'un coup sec laissant l'étoffe suivre le mouvement du vent. Son visage était enfin dévoilé, laissant une Rukia parfaitement perplexe avec des yeux écarquillés ce qui se passant était l'impossible.

-« C’est comme ça que tu accueilles ton lieutenant de retour après une longue absence… »

L'homme en question adressa un sourire assuré à Rukia. Cette voix qu'elle connaissait tant dont elle était sensible même après des dizaines d'années.
Cet homme reprit d'un ton plus doux prononçant le nom de la shinigami, ce qui surprit cette dernière encore plus.


-« ..Kuchiki ? »

Impossible...K...Kaien...dono?!

Rukia s'avança d'un pas avec un air d'incompréhension exprima sa raison et d'espoir qu'exprimait son cœur. Elle ne comprenait pas, tout semblait bien réel, pourquoi? C'était impossible...mais cette façon de l'accueillir après au moins 50 années de séparation. Ce sourire qui se voulait rassurant, chaleureux et pleins d'assurance. Cette façon grossière de parler comme à leur première rencontre et de nombreuses fois...Cela ressemblait à Kaien-dono

S'il vous plait, êtes vous vraiment Kaien-dono?

*Attends! Qu'est que je suis en train de dire et penser?! Kaien-dono est déjà mort...Cette nuit là, ici même, je suis celle qui l'a tué. C'est impossible...*


Toujours dans ces pensées elle se rappelait des souvenirs heureux et ce qui c'était passé la nuit de la mort du lieutenant mais aussi comment il l'avait appelé il y a juste à l'instant, c'était de la même façon la même intonation que Kaien-dono auparavant.

*Qu'est qui se passe?*

La shinigami était tiraillée entre deux pensées contradictoires, l'homme qui se tenait devant elle ne pouvait être Kaien-dono, elle l'avait tué de ses propres mains et il lui avait dit adieu c'était impossible. Mais le peu qu'elle venait de voir lui rappelait tellement de choses et pas qu'à cause de l'apparence de cette homme non, son expression, son regard, l'intonation de sa voix, ses gestes...
Rukia voulait croire que l'homme devant elle était Kaien-dono mais elle restait sur ses gardes jusqu'à en avoir la certitude qu'il s'agissait bien du lieutenant de la treizième division. Tout était tellement confus...
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